Le groupe concentre désormais ses efforts sur quatre axes majeurs : retrouver le lieu du naufrage du Proud Janet, identifier les anciennes propriétés de la famille Winthrope à Salem et Danvers, localiser la stèle disparue, et surtout comprendre qui est réellement Mr. Ji Key, dont l’ombre s’étend de plus en plus sur leurs découvertes.
Contexte
Très vite, les recherches cadastrales dans le quartier McIntire apparaissent comme une piste prioritaire. Les terres, les noms de rues, les parcelles oubliées semblent dissimuler une vérité que quelqu’un cherche activement à effacer.
Mais l’enquête ne se limite pas aux archives. La ville elle-même se comporte de façon étrange.
Au speakeasy The Office, Earl est témoin d’une scène profondément dérangeante : des clients fêtent un cinquante-deuxième anniversaire alors qu’ils n’en paraissent pas plus de vingt-cinq. En se regardant dans un miroir, il se découvre lui-même rajeuni. Ailleurs, des papillons monarques volent en plein mois d’octobre, défiant toute logique naturelle. L’un d’eux provoque chez Kaya une douleur violente, presque comme si le simple fait de le voir avait franchi une barrière invisible.
Et toujours, cette odeur de jasmin. Discrète, persistante, impossible à ignorer.
Les journaux locaux viennent renforcer ce malaise. À Island Park, la partie Est du parc a été entièrement retournée pendant la nuit, comme si quelqu’un fouillait la terre avec acharnement. Le jardinier, Henry Chadwell, est retrouvé ligoté et abandonné dans des décombres après une agression brutale. Peu après, Mr. Underwood, employé de la Boston and Maine Company, s’effondre en pleine rue, officiellement victime d’un arrêt cardiaque. Là encore, l’odeur de jasmin est présente.
C’est à ce moment que le nom de Mr. Ji Key s’impose clairement.
Dans la communauté chinoise de Salem, prononcer ce nom suffit à glacer les regards. Personne ne parle. Personne ne nie vraiment. La peur est trop immédiate, trop ancrée. Mei découvre que l’odeur de jasmin correspond à la signature d’un poison utilisé par certaines triades de Boston. Une méthode propre, discrète, presque invisible parfaite pour faire taire ceux qui savent trop de choses.
Mr. Underwood aurait su quelque chose. Suffisamment pour mourir.
Les soupçons s’étendent alors aux archives municipales. Les documents cadastraux concernant les propriétés Winthrope de la fin du XVIIᵉ siècle ont disparu lors de cambriolages ciblés. Rien d’autre n’a été pris. Seulement ces registres précis, liés à l’époque des procès de sorcellerie et à la stèle que tous semblent chercher. Tout indique que Mr. Ji Key tente d’effacer les traces menant à ce secret ancien.
Le groupe commence également à avoir la désagréable impression d’être observé. Des présences discrètes, des regards qui se détournent trop vite. Comme si leurs déplacements au cadastre et dans McIntire Street ne passaient pas inaperçus.
Peu à peu, Boston s’impose comme le cœur du problème. Les docks, les réseaux de passeurs, la Boston and Maine Company…Tout converge vers la même toile. Mr. Ji Key ne serait pas un simple intermédiaire, mais un commanditaire, utilisant le crime organisé pour atteindre un objectif bien plus ancien que lui.
L’enquête s’oriente désormais vers plusieurs actions urgentes : interroger Henry Chadwell tant qu’il est encore en vie, consulter les archives du Peabody Museum et de l’Essex Institute, et surveiller Island Park, notamment les sculptures de pierre de James Colton, dont la présence semble loin d’être innocente.
Une chose est désormais claire pour les investigateurs : ils ne cherchent plus seulement un objet disparu.
Ils sont entrés dans un jeu ancien, où la terre, les morts et la mémoire de Salem obéissent encore à des règles que quelqu’un, quelque part, continue d’exploiter au prix du sang et du silence.
Mr. Ji Key et les découvertes liées à son implication
1. Profil et lien avec le décès de Mr. Underwood
- Signature olfactive : Le nom de Mr. Ji Key est étroitement lié à l’odeur de jasmin retrouvée sur le corps de Mr. Underwood après son arrêt cardiaque suspect.
- Méthodes criminelles : Cette odeur est identifiée comme la signature d’un poison utilisé par des gangs ou triades de Boston, suggérant que Mr. Ji Key pourrait diriger ou utiliser ces réseaux pour éliminer ceux qui en savent trop.
2. Influence et terreur à Salem
- Réaction de la communauté : Au sein de la communauté chinoise de Salem, le simple fait de prononcer le nom de Mr. Ji Key provoque une réaction de terreur immédiate.
- Omerta : Les membres de la communauté préfèrent garder le silence ou affirment ne rien savoir par peur de représailles, ce qui confirme l’influence occulte et dangereuse de ce personnage sur la ville.
3. Lien avec les recherches historiques
- Documents disparus : Il est suspecté que Mr. Ji Key soit derrière le vol des documents cadastraux concernant les propriétés Winthrope du XVIIe siècle, afin de masquer la localisation de la stèle ou d’autres secrets familiaux.
- Surveillance : Le groupe soupçonne d’être pisté par les hommes de Mr. Ji Key lors de leurs déplacements dans le quartier McIntire et au cadastre.
4. Piste de Boston
- Base d’opérations : Les indices suggèrent que Mr. Ji Key opère principalement depuis Boston, notamment via les docks et les réseaux de passeurs.
- Objectif de l’enquête : Le groupe prévoit de se rendre à Boston pour enquêter sur les liens entre la Boston and Maine Company (où travaillait Underwood) et les activités illégales de Mr. Ji Key.
Personnages
| Nom | Description |
|---|---|
| Abigail Faulkner | Fille du révérend Francis Dane d’Andover, elle était l’épouse du lieutenant Francis Faulkner. Elle fut accusée par des jeunes filles de Salem de les tourmenter par des preuves spectrales. |
| Abigail Williams | Nièce du révérend Samuel Parris. Durant l’hiver 1691-1692, elle commença, avec sa cousine Betty Parris, à pratiquer des jeux de divination sous l’enseignement de l’esclave Tituba. |
| Adam Ludley | Un homme intelligent, efficace et pragmatique, connu dans les milieux interlopes pour des faits d’extorsion, d’escroquerie et de chantage. |
| Alexander Wintrope | Un écrivain d’une trentaine d’années aux cheveux bruns et au regard clair. Il est l’héritier d’une ancienne lignée salémite qui a fait fortune dans le commerce de la morue au XVIIIe siècle. |
| Alice Parker | Résidente de Salem Village, elle était l’épouse d’un pêcheur local nommé John Parker. Elle fut accusée de plusieurs actes de sorcellerie, notamment du meurtre de la mère de Mary Warren et de l’envoûtement de la sœur de cette dernière. |
| Betty Johnson | Couturière d’âge mûr qui tient une boutique à Danvers, la journaliste Elizabeth Morey oriente les investigateurs vers elle pour obtenir des détails sur les rumeurs historiques entourant la famille Wintrope. |
| Betty Parris | Âgée de 9 ans en 1692, elle était la fille du révérend Samuel Parris. Durant l’hiver glacial de 1691-1692, elle commença à se réunir régulièrement avec sa cousine, Abigail Williams, pour pratiquer des jeux de divination. Elles demandèrent à la servante de la maison, Tituba, de leur apprendre à lire l’avenir. |
| Chester Moseley | Domestique personnel d’Alexander Wintrope, il réside au dernier étage de la demeure victorienne de son employeur, située au 112 Federal Street. |
| Cornelius Wintrope | Ancêtre d’Alexander Wintrope, il a été pendu pour sorcellerie en septembre 1692 après avoir été interrogé officieusement par le shérif George Corwin. |
| Daniel Wintrope | Le père d’Alexander Wintrope, il est mort au front en 1918. |
| Dory Gardner | Fille de James Gardner décédée en juin 1914 lors du Grand incendie de Salem. |
| Elizabeth Morey | Journaliste spécialisée dans l’histoire des procès des sorcières de Salem de 1692. Elle apporte une précision historique majeure : l’ancêtre Cornelius Wintrope n’a jamais été interrogé officiellement durant les procès, mais a été soumis à la question de manière officieuse par le shérif George Corwin. |
| Elizabeth Proctor | Elizabeth et son mari, John Proctor, ont été parmi les premières personnes de Salem Village à être officiellement accusées de sorcellerie en mars 1692. Les premières accusations visaient Elizabeth, et c’est en tentant de la défendre et en exprimant son incrédulité face aux jeunes filles affligées que son mari fut lui aussi mis en cause. |
| Francis Dane d’Andover | Le révérend Francis Dane était le pasteur d’Andover, une charge qu’il occupait depuis plus de 40 ans lorsque les procès des sorcières de Salem éclatèrent en 1692. |
| Francis Faulkner | Le lieutenant Francis Faulkner était un notable d’Andover, issu de l’une des familles de colons les plus en vue de la région. |
| Freddie McDowell | Jeune racketteur de The Point, il entretient une liaison secrète avec Adam Ludley qui pourvoit à ses besoins financiers. |
| George Corwin | Shérif de Salem lors des célèbres procès des sorcières en 1692. Décrit par les sources comme un homme cruel, il est connu pour avoir interrogé de manière officieuse Cornelius Wintrope. |
| James Gardner | Marin de profession, il a travaillé longtemps comme contremaître pour la Harrison & James Salem Fishing Company à partir de 1895. Il est connu pour son alcoolisme sévère et sa fréquentation assidue des maisons de passe du Waterfront, notamment Chez Tante Ju. La réputation de sa brutalité s’étend aux prostituées polonaises du quartier, qu’il n’hésitait pas à battre. |
| Jeremiah Wintrope | Membre de l’ancienne lignée salémite des Wintrope, décédé par suicice en 1711. |
| John Bradstreet | Membre d’une famille éminente du Massachusetts qui fut accusé de sorcellerie lors des procès de 1692. |
| John Parker | Époux d’Alice Parker, sa femme fut condamnée pour des actes de diablerie, incluant le meurtre de la mère de Mary Warren, et fut finalement pendue le 22 septembre 1692. |
| John Proctor | Riche propriétaire terrien et tavernier de Salem Village dont l’exécution est l’un des épisodes les plus marquants des procès de 1692. |
| Mary Parker | Veuve d’Andover âgée de 55 ans lors des célèbres procès de 1692 qui fut également arrêtée pour sorcellerie durant cette période d’hystérie collective |
| Mary Warren | Ancienne servante de John Proctor, elle a témoigné contre lui le 21 avril 1692, affirmant qu’il l’avait violemment battue pour la forcer à signer le Livre du Diable. Elle a également fait partie des principales accusatrices d’Abigail Faulkner. Lors de l’interrogatoire de cette dernière, Mary Warren a été prise de convulsions spectaculaires, prétendant être tirée sous une table par des forces invisibles et ne pouvant être libérée que par le toucher de l’accusée. |
| Samuel Parris | Pasteur de Salem Village en 1689, dans un contexte de fortes tensions sociales et religieuses. Convaincu que les malheurs de la communauté avaient une origine impie, il encourageait les villageois en citant l’Exode : Tu ne laisseras point vivre la magicienne. |
| Sarah Good | Mendiante, décrite comme une femme louche qui avec Sarah Osborne et l’esclave Tituba, des trois premières femmes officiellement accusées de sorcellerie le 1er mars 1692. |
| Sarah Osborne | Une vieille femme alitée fait partie, avec Sarah Good et l’esclave Tituba, des trois premières femmes officiellement accusées de sorcellerie le 1er mars 1692. |
| Tituba | Figure centrale et tragique des procès de 1692, esclave barbadienne du révérend Samuel Parris à Salem Village. Durant l’hiver glacial de 1691-1692, elle a appris à la fille (Betty Parris) et à la nièce (Abigail Williams) du révérend à lire l’avenir à travers des jeux de divination. |

