Kaja, poussée par un courage désespéré, décide de frayer son chemin vers la vérité. Elle se tourne vers Jacek Potocki, seul capable de l’aider à retrouver la trace de Chester Moseley. Mais Salem ne libère pas ses secrets facilement. Les manigances d’un mari disparu, toujours présent sous forme de menace diffuse, la rattrapent et l’exposent à une intimidation abjecte, brutale et silencieuse.
Contexte
Le destin se montre encore plus cruel : Kaja finit par retrouver des informations sur Chester Moseley…mais au prix d’une vision terrifiante. Devant elle, le cadavre de Moseley, le visage atrocement écorché, l’attend. L’air est saturé d’une étrange odeur de jasmin, envoûtante et nauséeuse à la fois, qui semble linger sur la chair morte. Kaja tourne de l’œil, submergée par la confrontation avec cette mort préméditée et grotesque.
Pendant ce temps, les autres investigateurs poursuivent leur enquête, guidés par des indices plus abstraits mais non moins inquiétants. Au cadastre, ils découvrent un fil rouge qui relie toutes les disparitions et les documents subtilisés : tous les registres consultés ou volés concernent cinq familles anciennes, toutes directement impliquées dans les procès de 1692 et toujours présentes à Salem, avec leurs possessions immobilières et leurs lignées bien conservées. Une histoire de sang et de mémoire, gravée dans les murs de la ville, refait surface.
Milo, excité et curieux, ne peut résister à l’envie de creuser plus profondément auprès de Elizabeth Morey, en quête de détails sur ces familles et leurs secrets enfouis. Earl, lui, est intrigué par les élucubrations du fonctionnaire chargé de renommer les rues de Salem, qui semble jouer avec la mémoire de la ville comme un poète fou, tissant dans les noms une logique qui dépasse l’entendement et préfigure un mystère plus vaste.
Ainsi, les investigateurs se trouvent à la croisée des chemins : entre le macabre présent et un passé ancestral dont chaque indice semble sceller leur destin. Chaque document volé, chaque odeur, chaque nom de rue les rapproche de ce que Salem a toujours tenté de cacher : que certaines vérités sont trop anciennes pour mourir et trop puissantes pour être oubliées.
Personnages
| Nom | Description |
|---|---|
| Adam Ludley | Un homme intelligent, efficace et pragmatique, connu dans les milieux interlopes pour des faits d’extorsion, d’escroquerie et de chantage. |
| Alexander Wintrope | Un écrivain d’une trentaine d’années aux cheveux bruns et au regard clair. Il est l’héritier d’une ancienne lignée salémite qui a fait fortune dans le commerce de la morue au XVIIIe siècle. |
| Chester Moseley | Domestique personnel d’Alexander Wintrope, il réside au dernier étage de la demeure victorienne de son employeur, située au 112 Federal Street. |
| Cornelius Wintrope | Ancêtre d’Alexander Wintrope, il a été pendu pour sorcellerie en septembre 1692 après avoir été interrogé officieusement par le shérif George Corwin. |
| Dory Gardner | Fille de James Gardner décédée en juin 1914 lors du Grand incendie de Salem. |
| Elizabeth Morey | Journaliste spécialisée dans l’histoire des procès des sorcières de Salem de 1692. Elle apporte une précision historique majeure : l’ancêtre Cornelius Wintrope n’a jamais été interrogé officiellement durant les procès, mais a été soumis à la question de manière officieuse par le shérif George Corwin. |
| George Corwin | Shérif de Salem lors des célèbres procès des sorcières en 1692. Décrit par les sources comme un homme cruel, il est connu pour avoir interrogé de manière officieuse Cornelius Wintrope. |
| James Gardner | Marin de profession, il a travaillé longtemps comme contremaître pour la Harrison & James Salem Fishing Company à partir de 1895. Il est connu pour son alcoolisme sévère et sa fréquentation assidue des maisons de passe du Waterfront, notamment Chez Tante Ju. La réputation de sa brutalité s’étend aux prostituées polonaises du quartier, qu’il n’hésitait pas à battre. |

